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Les personnes ayant des incapacités et leur famille célèbrent La Charte des droits et libertés – 30 ans après

 

 

À PUBLIER IMMÉDIATEMENT:
Toronto et Winnipeg
Le 6 avril 2012

Les personnes ayant des incapacités et leur famille célèbrent

La Charte des droits et libertés – 30 ans après

 L’Association canadienne pour l'intégration communautaire (ACIC) et Des Personnes d’abord du Canada sont fiers de se joindre aux célébrations partout au Canada qui marquent le 30e anniversaire de la signature de la Charte canadienne des droits et libertés. Depuis trente ans la Charte est une balise pour de droit à l’inclusion de tous dans la société canadienne et notamment des personnes ayant une déficience intellectuelle et autres incapacités. Les diverses affaires devant la Cour suprême du Canada en vertu de la Charte ont donné à tous un message d’espoir et une voie vers l’intégration – les gens sont égaux devant la loi sans discrimination en raison de l’incapacité ou autres motifs de distinction illicite, et cela signifie respect, reconnaissance, dignité et appartenance égaux. Cela signifie que les enfants ayant une déficience intellectuelle ont droit aux adaptations nécessaires pour participer et être inclus dans l’école du quartier aux côtés de leurs pairs. Cela signifie que la longue histoire de l’institutionnalisation des gens en raison de l’incapacité enfreint la norme de l’inclusion dans la vie communautaire qui représente une valeur et un principe fondamentaux au Canada. Cela signifie que les gens ont droits aux soutiens nécessaires pour vivre dans la communauté. Cela signifie que les gens peuvent prendre la place qui leur revient sur le lieu du travail et dans la vie communautaire. Cela signifie, selon l’arrêt de principe du juge LaForest dans l’affaire Eldridge c. Colombie-Britannique devant la Cour suprême du Canada, que nous pouvons enfin oser « dire la vérité  »  quand il s’agit de la marginalisation de longue date des personnes ayant des incapacités. Comme il a écrit dans l’arrêt:


C’est une vérité regrettable que l’histoire des personnes avec un handicap au Canada est essentiellement une histoire d’exclusion et de marginalisation. Les personnes avec un handicap ont trop souvent été exclues de la population active, elles se sont vu refuser l’accès aux possibilités d’interaction et d’épanouissement social et elles ont été exposées à des stéréotypes injustes en plus d’être reléguées dans des établissements. Ce désavantage historique a, dans une large mesure, été créé et perpétué par l’idée que la déficience est une anomalie ou un défaut. En conséquence, les personnes handicapées n’ont généralement pas obtenu l’égalité de respect, de déférence et de considération que commande le paragraphe 15 (1) de la Charte.


L’ACIC et Des Personnes d’abord du Canada se réjouissent aujourd’hui parce que la Charte et ses valeurs d’égalité et d’inclusion se fraient un chemin dans la conscience publique et politique des Canadiens. Il nous reste du chemin à faire, mais avec les progrès réalisés dans les affaires en vertu de la Charte auxquelles l’ACIC et Des Personnes d’abord du Canada ont participé pour la reconnaissance égale des Canadiens ayant une déficience intellectuelle, nous savons qu’un jour nous vivrons dans le Canada accueillant que nous cherchons. C’est une journée importante pour les personnes ayant une déficience intellectuelle et autres incapacités et pour les autres groupes cherchant l’égalité. C’est une journée importante pour le Canada.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter Michael Bach (ACIC – 416 209 7942) et Shelley Rattai (Des Personnes d’abord du Canada – 204 612 0518).